Analyse du programme mobilité du PS - PCF
Un bon point, c’est la seule liste à mettre la thématique transports-mobilité en position n°1 dans leur programme (peut être est ce parce que c’est la liste sortante qui a intégré la centralité de cette compétence obligatoire très liée aux autres) . De plus c’est une des rares listes à utiliser le mot Mobilité en titre. Ce glissement sémantique révélateur ou pédagogique montre l’évolution et le reste à parcourir quant à notre rapport au transport dont on ne sait plus si c’est un moyen qui sert une fin (intérêt non contraignant de se déplacer) ou une fin qui sert un moyen (toujours se déplacer plus et donc mettre plus de transport sans que ce soit autrement).
Par contre rien de très innovant ni de perspectives très séduisantes. Pas de rêve, sacrifié peut être sur l’autel du réalisme. Mais on aurait aimé à défaut de grand projets que soit au moins évoqué l’autopartage, la place du vélo de façon plus précise ou encore le covoiturage dynamique dont nous parlons tant.
Ci-dessous les têtes de chapitre ainsi que nos commentaires:
Pour le TER/Metrolor et autres transports propres
Dans une logique de bilan apprécié positivement, ils veulent pousuivre la politique engagée (fréquence, cadencement, parkings, tarification, confort, rénovations …) dont on peut saluer les résultats en terme de fréquentation notamment sur le sillon mosellan pour le TER. Toutefois les chiffres sont toujours à relativiserau regard de l’ensemble des flux voyageurs et il est parfois plus facile de faire progresser une petite proportion que de diminuer une grande (engros doubler le nombre d’usagers du train est plus simple -encore faut il le faire- que de diviser par 2 le nombre d’automobilistes). A noter:
- la volonté d’aller plus loin sur la question de la page web de covoiturage de la région dont nous avons déjà montré toutes les limites dans l’état actuel,
- l’accent porté sur l’intermodalité.
Toutefois les mots utilisés restent vagues et pas très engageants.
Pour les infrastructures
Là aussi les mots employés sont vagues ou les projets pas très neufs mais il est vrai que sur des projets d’envergure ou de long terme, trop s’engager ne serait pas crédible. Toutefois 2 positions claires: Vandières et l’électrification vers la Franche Comté. Par contre sur la reconverion au Fret de Louvigny, nous restons circonspects: les TGV ne circulent pas, notamment pour des raisons de maintenance, la nuit et le chargement/déchargement en gare de Louvigny risque de ne pas être compétitif compte tenu du niveau sous-terre de la gare.
Pour le transport transfrontalier:
Eux aussi, ils ciblent par ce paragraphe particulier un électorat particulier et il est vrai confronté à une vrai problématique de mobilité. On retrouve d’ailleurs ici l’idée de la suppression du poste frontière de Zoufftgen. Au passage, on ne sait pas pourquoi celui situé à la frontière belge près de Longwy en direction d’Arlon ne subirait pas le même sort…
On nous ressort dans ce paragraphe le SMOT (Schéma MObilté) ce qui semble la moindre des choses compte tenu de la souris de laquelle cette montagne a accouché jusqu’à présent.
1 élément séduisant dans ce chapitre bien que ça reste sur le mode de l’étude, la voie réservée au bus sur l’A31. Resautom a suggéré depuis longtemps cette possibilité et y souscris au même titre que l’expérimentation similaire menée sur Grenoble. De même l’idée aurait pu être déclinée pour le controunement d’Audun le Tiche. Enfin la véritable innovation aurait été d’aller jusqu’au bout et d’étudier aussi la possibilité de réserver une voie au covoiturage avec les bus…